ASCENSION DU PITON CREVE-CŒUR

vendredi 29 juillet 2016.
 
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Sous les regards ébahis des cabris et des vaches, nous entamons ce long parcours en zone plate qui nous mène vers le point de départ de notre randonnée.

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Les petites mares créées par l’homme pour l’irrigation ou l’élevage témoignent de l’aridité du sol, tandis que les flamboyants explosent en fleurs festonnées rouges ou jaunes au milieu des campêches aux branches épineuses.

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Peu après la petite place au calebassier, nous atteignons les ruines de l’habitation Crève-cœur, composée de la maison du maître et de la distillerie. Les murs réalisés en briques, en pierres de taille et en moellons sont envahis par la végétation.

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L’ascension commence par un sentier balisé très ombragé, aménagé de marches à même le sol qui sollicitent nos muscles. Les arbres des alentours nous sont familiers : outre la pomme cannelle, nous reconnaissons les goyaviers, les tamariniers, les corossoliers, les immortelles, les poiriers pays, les gommiers rouges et les courbarils aux feuilles coriaces. .

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Le sous-bois, assez dense, est composé d’espèces variées : Kalanchoé, Peperomia, petites fougères, Cactus cierges et Agaves tatoués d’inscriptions amoureuses. De-ci de-là, le jaune soufre des Cassia et des Iris sauvages, le bleu vif des herbes grasses et des Papilionacées attirent le regard alors que les tapis de gros thym parfument le sentier d’une douce odeur épicée.

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Un petit Pipiri aspire du nectar, un papillon virevolte sans arrêt tandis qu’une libellule semble poser pour les photographes.

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Au milieu des fourrés, nous apercevons de jeunes Tillandsia utriculata esseulés sur une branche. Quelques mètres plus loin nous sommes rassurés par la présence sur différents arbres d’une colonie nettement plus importante.

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A mi-chemin de notre ascension, nous atteignons une aire de repos d’où nous pouvons profiter d’une superbe vue sur le sud de l’île.

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Nous savourons l’instant et reprenons la montée qui s’avère bien plus abrupte. Cependant, nous ne nous en rendons pas compte car notre progression est ralentie par l’observation des Pitcairnia spicata mêlés intiment aux Roheo.

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Presque toutes les espèces de ce genre sont terrestres et forment de larges touffes à feuilles souples semblables à des lanières, retombantes, sans épines. Bien que les Pitcairnia ne soient pas en fleurs, nous apprécions notre découverte et immortalisons le paysage.

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Notre persévérance est fortement récompensée car un peu plus loin, à l’abri des regards indiscrets des promeneurs, nous découvrons avec joie des Bromelia karatas en fleurs.

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Ce genre présente un développement similaire à l’ananas, les feuilles pouvant atteindre 3 m sont coriaces, retombantes et très épineuses.

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Après quelques contorsions et des actes de bravoure, nous réussissons à nous approcher afin de photographier de près cette inflorescence rouge et pourpre qui forme une tache très colorée au cœur de la rosette.

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Les nombreuses fleurs sont insérées sur une large tête située au fond de la corbeille foliaire. Les pétales roses ont la marge et la base blanches.

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Nous échangeons quelques commentaires et continuons à grimper pour atteindre le sommet. Brusquement, la lumière jaillit et nous découvrons avec émerveillement un panorama grandiose qui s’étale à nos pieds. Une récompense de plus à nos efforts : une vue imprenable à 360° sur le sud de l’ile et plus particulièrement sur la baie des anglais.

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La longue pause photos achevée, nous reprenons le trajet en sens inverse avec une extrême prudence, tout en recherchant des yeux de nouveaux plants de broméliacées.

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14.07.2011