LES BROMES DES ZONES HUMIDES

BALADE DANS LE SOUS-BOIS DE GRAND FOND

jeudi 5 février 2015.
 
Et Voilà, il est bien là, le temps des grandes vacances ! Afin de nous administrer une bonne dose de sérénité, nous partons à la découverte des broméliacées de « Grand Fond » sur les Hauts de Maniba dans la commune de Case-Pilote.

.

(JPG)

A l’issue de l’ascension d’une longue route grimpante bétonnée, nous atteignons le point de départ de notre randonnée. L’agréable fraîcheur qui nous caresse la peau nous incite à explorer cet univers de verdure qu’un brouillard diffus semble vouloir masquer.

(JPG)

Cette illusion est vite dissipée par notre regard avisé qui repère très vite des Catopsis floribunda accrochés au sommet d’arbres aux troncs minces et élancés. L’emplacement est idéal pour capter la lumière du soleil, car cette broméliacée a besoin d’une bonne luminosité pour assurer sa croissance. De loin, nous apercevons une hampe florale que nous ne pouvons définir.

(JPG)

.

(JPG)

Tout en échangeant nos points de vue, nous pénétrons dans l’ombre du sous-bois et empruntons un sentier escarpé, jonché de feuilles palmées de Bois canon, bordé de Néphrolépis aux touffes pendantes, de Spathoglottis roses, d’Anthurium aux baies rouges, de Bégonia blancs, d’herbes à miel aux tiges rampantes et de bien d’autres herbacées.

(JPG)

De nombreuses plantes grimpantes et des épiphytes en particulier des Epidendrum, des Maxillaria et des Vriesea colonisent les arbres à grandes feuilles qui se contentent de peu de lumière tels que les palmistes et les fougères arborescentes.

(JPG)

De magnifiques Héliconia d’un rouge éclatant se dressent avec prestance au milieu de bambous gigantesques et de Philodendron dont les grosses tiges aériennes s’entremêlent.

Aux montées plutôt éprouvantes, succèdent des descentes abruptes que nous entamons avec une extrême prudence, le sol particulièrement boueux requiert toute notre attention.

(JPG)

Nous traversons une clairière qui nous offre une vue panoramique sur le relief tourmenté de la commune, sur le bleu azur de la côte caraïbe, sur les habitations des alentours et sur la majestueuse montagne Pelée qui se dessine dans le lointain. Puis nous atteignons une zone riche en mousse et en Sélaginelle qui couvrent les parois humides des troncs.

(JPG)

Encore quelques mètres sur un sol bien plus accessible et nous entrevoyons dans le feuillis du sous-bois une multitude de Guzmania lingulata aux fleurs rouges et des Glomeropitcairnia penduliflora de tailles imposantes.

(JPG)

.

(JPG)

.

Cette communion avec la nature nous émeut, nous ressentons une sensation d’anxiété face aux ravins mystérieux tandis que les jardins naturels suspendus nous remplissent d’une admiration sans mesure.

(JPG)

Au terme de notre marche, un objet insolite attire notre attention : un vieux tracteur abandonné transformé par la nature en support à mousse, lianes, orchidées et broméliacées. Une relique dans un trésor de verdure !

(JPG)

Nous reprenons le sentier en sens inverse accompagnés de quelques petits papillons jaunes et nous nous laissons bercer par le bourdonnement des abeilles, le chant répétitif des grenouilles et les mélodies successives des Siffleurs de montagne.

(JPG)