RANDONNEE A LA POINTE A BIBI

Quel mystère se cache sous ce terme familier de tendresse ?
lundi 6 février 2017.
 
Nous allons tenter de résoudre l’énigme en explorant ce sous-bois qui commence à partir de l’aire de repos située sur la gauche en direction de Tartane

.

(JPG)

Nos équipements ajustés, nous nous lançons à la découverte des lieux en empruntant un sentier balisé long de 4 kms.

(JPG)

Très vite nos muscles sont sollicités par une montée plutôt rude puis nous nous enfonçons dans la forêt secondaire qui s’est développée après l’abandon des activités agricoles, notamment celle de la canne à sucre. Elle se caractérise par une structure de canopée moins dense, de plus petits arbres, une faible diversité et la croissance de plantes au niveau du sol.

(JPG)

Après quelques minutes de marche, nous traversons une zone marécageuse et à mesure que nous avançons, une odeur de marée nous chatouille les narines tandis que le bruit des vagues mêlé aux chants des oiseaux se rapproche de plus en plus.

(JPG)

Au détour d’un sentier, nous apercevons un paysage digne d’une carte postale ! En effet les magnifiques racines aériennes en arceaux des Palétuviers rouges nous plongent dans une profonde réflexion admirative. Un chef-d’œuvre de la nature, habité par une faune extrêmement variée, qui joue un rôle irremplaçable dans le cycle de développement de certaines espèces marines.

(JPG)

Des raisiniers bord-de-mer aux bois tortueux apportent une ombre méritée en déployant leurs grandes feuilles sur la plage sauvage au sable rouge. Cette couleur pourpre, qui a donné son nom au site « Pointe Rouge », est la conséquence de la présence de fer dans le sol.

(JPG)

Enfin, la mer limpide et bleue nous invite à nous rapprocher du rivage afin que ses vagues douces et chaudes nous caressent inlassablement les pieds.

(JPG)

Baignés pleinement de cette atmosphère paradisiaque, nous reprenons notre parcours où les montées et les descentes nous réservent encore bien des surprises. Dès que la topographie le permet, nous prenons le temps d’observer la végétation qui nous entoure en espérant repérer quelques broméliacées.

(JPG)

Nous reconnaissons aisément le Courbaril grâce à ses fruits marron en forme de haricot, le Gommier rouge au tronc brillant à écorce lisse, les Poiriers pays, les Bois d’Inde aux feuilles odorantes, les Lépinis blancs recouverts de fortes épines, les Mapous, les Merisiers petites feuilles et les majestueux Fromagers.

(JPG)

De temps à autre sur le sol feuillu, notre regard est attiré par de petites graines de Cannelier rouges et noires autrefois utilisées pour faire des chapelets, d’où leur surnom de « graines d’église ».

(JPG)

A nouveau le bruit des vagues se fait proche et nous débouchons sur une autre petite plage, la Pointe à Bibi, où nous sommes observés par des petits crabes apeurés et des Bernard l’Hermite terrifiés.Un bijou sauvage à l’écart des circuits touristiques ! Nous nous accordons une halte afin que la sensation de paix provoquée par cette touchante harmonie entre les éléments naturels s’installe en nous. Sans résistance, nous laissons la magie des lieux nous envahir. Quelques passionnés solitaires, déjà fascinés par ce cadre merveilleux, s’adonnent à une pêche miraculeuse à la ligne ou à l’épervier, et nous nous faisons discrets afin de ne pas les déranger.

(JPG)

.

(JPG)

Nous goûtons à ces instants de contemplation, puis nous repartons vers notre point de départ un peu déçus de n’avoir pas localisé de broméliacées, mais satisfaits d’avoir savouré la sérénité contagieuse que procure la rencontre avec la nature. Avant de mettre un terme à notre sortie, nous décidons de faire un tour à l’anse Spoutourne afin d’apprécier les formes sculpturales des souches de bois mort. Une satisfaction inespérée nous attendait : un arbre singulier étalait généreusement ses branches chargées de Tillandsia utriculata.

(JPG)

.

(JPG)
. Pari gagné !