GENIPA ET SES MYSTERES

jeudi 14 septembre 2017.
 
Lors de notre précédente randonnée en ces lieux empreints de mystères, nous avions observé de majestueuses bromés que nous avions symboliquement assimilées à un « diamant vert ». Cette journée qui s’annonce calme et sèche stimule en nous le désir de prospecter l’arrière mangrove et de les retrouver afin de constater leur évolution après 5 ans.

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Aigrettes

A notre arrivée, nous sommes accueillis par des Aigrettes « Pique-bœuf » et des merles certainement en quête d’une aumône de notre part.

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Champs de cannes

Nous empruntons un long chemin en zone plate, admirant au passage les champs de cannes qui autrefois firent la richesse de l’île.

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Herbacées

Çà et là, nous observons les Cypéracées, plantes herbacées se développant en arrière mangrove, les Myrcia, les Marie Honte (Mimosacée) que nous prenons plaisir à provoquer, les pois sauvages (Fabacées) aux formes inattendues, les lianes aux petites fleurs jaunes, mauves ou blanches, et les raisiniers qui déploient leurs grandes feuilles au milieu des touffes d’herbes bien vertes et les Lyann mang (Paullinia cururu) aux jolies, mais dangereuses, baies rouges.

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Paullinia
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Libellule

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De nombreuses libellules aux ailes de couleurs variées, tantôt oranges, noires ou bleues effectuent des chorégraphies aériennes autour de nous, tandis que les petits papillons virevoltent à travers les herbacées.

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Aechmea lingulata

Nous longeons quelques zones marécageuses et découvrons bien installées en quantité importante des Aechmea lingulata cohabitant avec des fougères dorées. Nous optons pour un sentier qui, nous l’espérons, nous mènera vers cette partie de l’arrière mangrove où nous avions repéré l’Achmea reclinata et bien d’autres épiphytes.

Nous pénétrons dans un sous-bois où le bourdonnement des abeilles nous signale la présence de ruches. A pas de loup, nous essayons de franchir cette zone, mais nous capitulons face à ces ouvrières que nous redoutons de déranger. Nous découvrons un autre passage que nous empruntons, mais visiblement nous nous trouvions toujours en « zone industrielle » et nous rebroussons chemin une nouvelle fois. Nous changeons de direction en espérant trouver une issue plus sécurisée, mais en vain, la végétation très développée en cette saison de pluies ne nous a pas permis de nous repérer.

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Génipa

Toutefois, lors de nos déplacements nous avons eu l’avantage d’observer et de toucher des Génipa américana en pleine portée.

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Forêt de la Pagerie

L’heure étant encore matinale, nous décidons de poursuivre nos découvertes en nous rendant au Domaine de la Pagerie. Là nous avons pu contempler l’harmonie qui règne au milieu de cette végétation composée de bananiers, de Philodendrons, d’arbres à saucissons (Kigelia africana), d’orchidées, de Bignones, d’Agave, de bois canon, de cocotiers etc.

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T. Fasciculata et bignone

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Aechmea lingulata

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Les Aechmea et les Guzmania lingulata rayonnent sur les troncs tandis que les Tillandsia utriculata et fasciculata forment des suspensions ou des petits bouquets le long des branches donnant l’impression d’un énorme éventail dans un décor azur.

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A. lingulata, Guzmania, T. fascicularia

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T. Fasciculata

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Tillandsia fasciculata
Après quelques échanges sur la beauté des lieux, nous repartons vers Sainte-Luce afin déguster la cuisine créole face à la mer.