Tillandsia utriculata

Ananas sauvage ( nom vernaculaire ).
samedi 22 janvier 2011.
 
Le Tillandsia utriculata ( en forme d’utricule, de bourse ) est le tillandsia le plus fréquemment rencontré en Martinique. Ubiquiste, on le retrouve dans toutes les communes de l’île où il colonise les arbres, en toute harmonie.

Le Tillandsia utriculata fut le premier tillandsia signalé et décrit par Gaspard Bauhin en 1623 puis nommé en 1737 par Linné.

Largement présent dans toutes les Petites Antilles, sa zone de répartition géographique s’étend du Mexique au Vénézuela en passant par l’Amérique latine et Trinidad-Tobago.

En Martinique on le trouve aussi bien dans les restes de forêt primaire que dans les forêts secondaires, dans la mangrove et autour des lieux d’habitation, depuis le niveau de la mer jusqu’à 300-400m d’altitude. Se plaît sur tout type d’arbre, sauf peut-être le bambou.

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Sciaphile autant qu’héliophile mais préfère l’ombre légère où la population est la plus importante. Il accepte de se développer aussi bien en zone humide qu’en zone sèche. Seulement arboricole, il est épiphyte avec les orchidées et les fougères et dans certaines zones avec d’autres broméliacées tels que le Tillandsia polystachia et l’Aechmea lingulata mais rarement sur le même arbre où il est solitaire.

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Si l’on observe les quatre niveaux de la forêt on remarque qu’au - 1* niveau , au ras du sol, il n’existe pas.

-2*niveau, entre un et quatre mètres, il pousse sur les arbustes mais surtout sur les branches et les tronc d’arbres.

-3* niveau, situé entre cinq et douze mètres, il pousse sur les grosses branches où la population est la plus importante.

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-4* niveau, l’extrémité supérieure des arbres, la canopé, à partir de vingt cinq mètres, où il est rare.

Comme tous les tillandsia il est monocarpique, ne fleurit qu’une seule fois, mais offre la beauté de ses formes pendant de longs mois.

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Ses caractéristiques :

Sa forme particulière en utricule (bourse). C’est une grande herbe, de vingt-cinq centimètres à presque deux mètres quand elle est en fleurs.

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C’est aussi une plante aux feuilles nombreuses, rigides, de la consistance du cuir, vertes, recouvertes d’écailles blanches très denses. Le limbe est triangulaire, long de 45 à 50 centimètres, large de deux à sept centimètres à la base et se terminant longuement en pointe, la gaine est subovale, longue de 5 à 8 cm et large 6 à 8 cm..

La tige florifère est érigée, paniculée très ramifiée, polystique.(JPG) .

Les ramifications primaires peuvent se diviser en deux ou trois ramifications secondaires. Ces èpis torsadés de 20 à 22 cm dont les 9 premiers centimètres sont stériles, portent peu de fleurs.

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Les bractéoles longues de 1,2 à 1,4 cm à marge et bord rouges sont plus grandes que les entre-noeuds, naviculaires.

Les sépales oblongues,vertes, ont le bord et la pointe pourpre foncé. 2 à 2,5 cm .

Les pétales, jaune pâle à blanc crème, sont longues de 4 à 4,5 cm.

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Les 6 étamines, trois courtes et trois longues sont avec le pistil exsertes

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. L’aspect géneral de la plante et de son inflorescence changent selon l’expositiion et la nature du support.

En milieu xérophile et en plein soleil, elle regroupe ses feuilles et developpe un maximum d’écailles, pour mieux se protéger de la sécheresse.

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En milieu mésophile, elle sera plus étalée, les feuilles retombantes.

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La plante que nous avons étudiée vient de la mangrove, où elle atteint le maximum de son développement, avec des ecailles pruineuses.

Elle va jusqu’à se fixer sur un fil électrique, croître et fleurir.

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Volonté de vivre !!!


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