BALADE EN FORET TROPICALE

jeudi 10 novembre 2016.
 
Sur la route grimpante en lacets qui mène à la forêt tropicale, notre regard est bercé tantôt par les vues imprenables des massifs montagneux, tantôt par la végétation luxuriante.

L’effet tapisserie des petites fougères vertes sur les flancs des mornes est rompu de temps à autre par l’éclat des alpinias rouges ou roses et des balisiers rouges ou jaunes.

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En progressant dans notre ascension, nous admirons les fougères arborescentes aux feuilles étalées en bouquet, les bosquets de bambous, les pandanus de montagne, les philodendrons, les choux palmistes et les flamboyants aux ramures étendues.

Au passage, nous remarquons quelques panneaux signalant la présence de rivières et de cascades aux noms évocateurs, puis nous arrivons sur les lieux de notre promenade, un parc botanique en milieu tropical.

La fraîcheur qui y règne nous confirme que nous sommes au moins à environ 300 m d’altitude.

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Spathiphyllum aux feuilles vernissées .

Les sentiers qui serpentent entre les arbres, jonchés de magnifiques fleurs d’anthurium, de roses de porcelaine aux nuances délicates, de balisers au profil ciselé, d’oiseaux du paradis au port dressé, d’orchidées sauvages, nous conduisent à la forêt tropicale.

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Des bambous géants, des bois-canon, des roucous, des lauriers-roses (Podocarpus coriaceus), des palmistes montagnes (Prestoca montana), des fougères arborescentes (cyathea arbora) d’au moins 15 m de hauteur et autres arbres superbes de la canopée s’offrent à nos regards. Les racines aériennes et pendantes des siguines blanches, les lianes puissantes des bois-couleuvres, nous invitent à lever les yeux.

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Nous apercevons alors les épiphytes en colonies impressionnantes. Les épiphytes sont des plantes qui poussent en se servant des autres plantes comme support. Elles profitent du gîte sans toutefois être des parasites.

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Parmi les espèces représentées, nous reconnaissons l’Epidendrum mutelanium endémique de la Guadeloupe, les ailes à mouches (Asplundia rigida) aux tiges ramifiées et aux feuilles portées en bouquet et l’ananas bois.

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Le Glomeropitcairnia, appelé ananas bois, est une plante épiphyte de la famille des broméliacées, il est localisé principalement aux Antilles.

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Cette broméliacée que nous observons dans son milieu naturel, regorge de santé grâce à la forte hygrométrie, elle vit en symbiose avec les grands arbres sur lesquels elle est solidement accrochée, à la recherche de la lumière.

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Les broméliacées fabriquent leur propre sol, elles se nourrissent de l’humidité de l’air et trouvent les sels minéraux dans l’humus qui s’accumule dans les fentes des écorces.

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Les feuilles forment une coupe qui recueille l’eau de pluie, ainsi elles s’approvisionnent régulièrement et assurent leur survie en cas de période de sécheresse occasionnelle.

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Certains invertébrés et de nombreux amphibiens peuvent vivre dans les broméliacées sans jamais descendre au sol, l’eau accumulée dans les rosettes leur permet de boire et de pondre leurs oeufs.

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Quel moment sublime d’avoir l’opportunité de revenir contempler ce site en période de floraison !

Une symphonie d’éclats et de nuances...


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